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Allure By Aly

Dernière mise à jour : 17 nov. 2022



Pour le post d’aujourd’hui, je vous présente une marque que beaucoup ont dû voir passer sur les réseaux sociaux si vous ne la connaissez pas déjà.



Outre le fait que la marque montre à quel point la mode au Sénégal a du potentiel et surtout le fait que nos artisans locaux regorgent de talent, la personne derrière la structure nous permet de savoir 2 choses:

- les études, c’est bien mais elles ne doivent pas limiter notre champ de vision quant à nos activités professionnelles

- le soucis du détail et le travail minutieux pout nous amener loin



Qui est Aly?


« Je m’appelle Aly Saleh Ndiaye. 30 ans d’âge en 2019, je suis né et j’ai grandi à Dakar où j’ai fait tout mon cursus scolaire. Le Bac en Gestion obtenu en 2008, j’ai poursuivi mes études Supérieures à l’École Supérieure Polytechnique de Dakar ou j’ai eu un Diplôme élémentaire comptable et une licence en comptabilité et gestion. C’est par la suite que je suis allé à BEM Dakar ou j’ai eu un Master en administration et gestion d’entreprise et un autre master en Audit et contrôle de gestion en 2014. »




Fg Allure by Aly: de l’idée à la création


Aly a créé sa marque en 2015, après les études, alliant sa passion pour les belles chaussures et la nécessité d’assumer les charges de la maison familiale. Quand on commence à travailler au Senegal, on ne tombe pas souvent et tout de suite sur un poste avec une rémunération assez conséquente, surtout quand on aime acheter certaines marques (lol, je me reconnais un peu ici, c’était compliqué le shopping avec un salaire de base).

Il a décidé de passer de consommateur à producteur et donc partager sa passion tout en subvenant à ses besoins.

Avec un ami cordonnier, qui parvenait à reproduire les modèles que Aly lui proposait, il s’est lancé quand ses amis ont commencé à apprécier le résultat.

La principale difficulté au début était de respecter les délais impartis avec le nombre de commandes. Aly s’inspire particulièrement des marques italiennes pour ses chaussures avec une touche africaine, souvent avec le pagne tissé pour sortir de l’ordinaire.




Être entrepreneur au Sénégal


« Le souci c’est qu’en Afrique c’est difficile de vendre du Hand made. Les acheteurs ont tendance à croire que, comme les produits sont fait localement alors les prix devraient être moins cher que les autres marques étrangères. Ce qui est totalement faux. »

Beaucoup de gens à qui j’ai parlé s’accordent sur ce point. Pour les consommateurs qui ne comprennent pas tout le temps les prix, voici un exemple avec les chaussures:

De base, les matières premières (cuir) quittent ici pour aller dans les tanneries au Maroc et sont ensuite acheminés en Europe. Ces cuirs nous reviennent alors plus chers et souvent avec une qualité moins bonne que celle des marques étrangères. La main d’œuvre est chère aussi car nous n’avons pas les moyens dont disposent ces grandes marques qui ont une grande chaine de production et une main d’œuvre assez abordable pour se permettre de vendre à certains coûts. Faudrait prendre en compte que ces marques produisent en grandes quantité différemment de nous qui généralement, travaillons pour la plupart sur commande.



Objectifs et projets à venir


Nous n’avons pas encore de collaboration mais nous y pensons pourquoi pas avec certaines marques que j’aime bien comme Sofatoo (habillement), Atelier Rabbal (maroquinerie) , Remana (maroquinerie) , Master Design (habillement) etc.

Aujourd’hui notre principal souci c’est le respect du traitement des commandes. Il y a souvent des facteurs (indépendants de notre volonté) qui font que les commandes tardent à être livrer. C’est pourquoi par événement nous essayons de limiter les commandes pour respecter celles en cours.

Et en ce moment nous sommes en train d’ouvrir une boutique et avoir un stock qui nous permettrait de répondre à la demande.

Ensuite dans le long terme nous voulons créer toute cette chaine de production ici au Sénégal, allant de la collecte des peaux (cuirs et autres) à la création des moules, des semelles etc pour que les matières utilisées soient fabriquées localement. C’est un grand projet qui demande beaucoup de réflexion et de moyens. Je pense que dans les années à venir, nous pourrons mettre en place ce projet qui me tient à cœur.




Et pour finir…


Nous avons de bons artisans dans le pays et c’est à nous de croire en leur talent et respecter leur travail en payant le prix. Si on veut développer, ce secteur faudrait que la population aide à participer au développement de nos artisans afin qu’il puissent investir et améliorer la qualité de leurs produits. J’y croit fortement et dans les années à venir nous pourrons rivaliser avec les grandes marques sur le plan international.


Contact


Je vous laisse apprécier quelques-uns de leurs magnifiques modèles!






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