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Karmen Geï Lingerie

Mon coup de coeur de ces dernières semaines, du nom au produit, tout m’enchante!

Connaissez-vous le film Karmen Guei de Joseph Guai Ramaka? Pour ma part, j’ai adoré ce film! et le personnage de Karmen m’a tout aussi séduite que la plupart d’entre vous qui avez regardé ce classique!

Pour ceux qui ne connaissent pas ce film, il est disponible sur Youtube (Le lien ici).

Donc quand j’ai vu les pièces de lingerie de la marque Karmen Geï, le nom n’aurait pas pu mieux tomber!

Voici donc la nouvelle marque de lingerie sénégalaise Karmen Geï, qui est née récemment et est disponible exclusivement à dakar. (leur page instagram ici)


Qui est derrière la marque?


Oumou CISSOKHO, 28 ans est cheffe de projet digital à Paris où elle vit depuis maintenant quelques années. Côté études, elle a fait un bac littéraire aux Maristes, deux ans de classes prépa littéraire à Valenciennes, puis une école de commerce à Paris avec une spécialisation en Management des Systèmes d’Information.

’’J'ai vécu une partie de mon adolescence aux Etats-Unis (12 à 16 ans), et le shopping de sous-vêtement chez Victoria Secret était un moment entre filles que je partageais souvent avec ma mère et ma sœur ou avec mes copines.’’

« De retour à Dakar cette activité n’était plus possible et mes-sous-vêtements m’étaient envoyés des Etats unis par ma sœur. De ce fait, l’inexistence d’un marché du sous-vêtement de qualité à Dakar m’a toujours intriguée. Il me paraissait en effet curieux que pour des vêtements que l’on met tous les jours quelque soit la tenue, l’occasion et la circonstance, qu’il y’ait une offre aussi peu suffisante et satisfaisante. Ce constat s’est représenté lorsque je me suis mariée en Décembre dernier à Dakar et une fois rentrée à paris, j’ai eu droit à un break à cause (grâce ?) à la situation Covid et au confinement. Je me suis lancée sur un coup de tête. J’ai travaillé à fond pendant 3 semaines, j'ai trouvé les produits, puis un partenaire pour la distribution (SassyChic Boutique Dakar). J'ai bossé sur les éléments marketing (Logo, packaging, identité visuelle) et j’ai lancé un premier test sur le marché en mi-Août. »




Karmen


« Le nom Karmen GEÏ vient en partie du Film de Joseph Guaï Ramaka. J’ai été tout simplement séduite par le personnage de Karmen, par la féminité et la sensualité décomplexées qu’elle affichait. Elle était aux antipodes du standard de la « Femme sénégalaise respectable », mais il y avait quelque chose dans cette attitude qui crevait l’écran et qui faisait qu’on avait envie de la regarder encore et encore. Je me suis dit que c’était le nom parfait pour une marque Sénégalaise de lingerie. C’était par ailleurs un bel hommage à ce film culte, tout à fait sous-coté à mon avis. »


Créer de 0 une nouvelle marque: les difficultés principales « Selon les périodes il est quelques fois difficile de jongler entre vie professionnelle et vie d’entrepreneuse mais c’est le jeu.

La principale difficulté que j’ai rencontré - que je rencontre toujours d’ailleurs- c’est que je vais à la découverte d’un nouveau marché. Je ne maitrise pas encore la demande, tout est à travailler mais j’espère d’ici 1 an avoir toutes les billes pour répondre correctement à la demande et élargir la gamme de produits proposés. La deuxième difficulté concerne le produit : à la base je voulais faire une marque 100% made in Africa, mais j’ai eu de grandes difficultés à trouver des personnes avec le savoir-faire capable de produire des pièces de lingerie à des coûts acceptables pour une très jeune entreprise. Donc j’ai choisi un fournisseur étranger. Le bémol c’est que le fournisseur est à des km, on n’a pas de visibilité sur ce qu’ils font, et en 1 mois il m’est arrivé de renvoyer 2 fois des lots marchandises parce que la qualité n’était pas satisfaisante. C’est un bras de fer continuel. La troisième est que J'ai pris le parti pris de ne pas utiliser de mannequin, cela ajoute une difficulté dans le sens où j'ai des possibilités assez réduites en termes de promotion visuel. Ce parti pris est basé sur 2 choses : Le respect pour la culture sénégalaise à laquelle je m’identifie et la pudeur dont elle peut s'accompagner et La volonté de permettre à chaque femme de pouvoir se projeter dans cette lingerie sans la présence d'un "corps modèle" qui pourrais créer un complexe ou un blocage sur certaines caractéristiques physiques »


Inspirations et collaborations Aujourd’hui la marque Karmen Geï est en collaboration exclusive avec SassyChic Boutique qui s’occupe de la gestion des stocks de la distribution. «Ils ont eu la gentillesse de me donner une chance et d'accepter d'avoir ma marque dans leur magasin même si j'étais nouveau sur le marché.»

"Je m'inspire de marque comme Victoria's Secret et Etam lingerie, l'idée c'est vraiment de redorer le blason de la lingerie auprès des femmes sénégalaises en proposant des pièces sexy, raffinées et glamour sans jamais basculer dans le vulgaire ou le mauvais goût."

La suite pour la marque?

« A moyen terme j’aimerais encore améliorer le packaging, mieux maitriser mon marché et diversifier l’offre de marnière pertinente, et trouver des distributeurs dans la sous-région et créer plus de partenariats. Et à long terme j’aimerais ouvrir une boutique de lingerie à Dakar et proposer l’achat en ligne.

J'aimerais rendre la lingerie plus accessible à toutes les femmes sénégalaises et africaines en général (Aussi bien en termes de budget qu'en terme de taille). Je veux que la lingerie soit vue comme un accessoire féminin au même titre que le maquillage, sans être associée à quelque chose de vulgaire, de tabou, ou quelque chose qui est réservé aux femmes mariées.

"Je pense profondément que la lingerie ne sert pas exclusivement à séduire son homme dans l’intimité d’une chambre mais aussi et à prendre conscience de notre corps et de nos attraits et de notre beauté de femme, en acceptant les tares et les petites les imperfections."

De cette manière, il ne s’agira plus d’une histoire de séduction à un instant T mais d’une confiance en soi et d’une acceptation de tous les jours. Et croyez -moi, nos hommes nous en aimerons que davantage!»



My favorite of the past few weeks, from the name to the product itself, everything has enchanted me!

Do you know the film Karmen Guei by Joseph Guai Ramaka? Personally, I loved this movie! and the character of Karmen won me over just as much as most of you who have watched this classic!

For those who do not know this film, it is available on Youtube (The link here).

So when I saw the lingerie pieces from the Karmen Geï brand, the name couldn't have come at a better time!

Here is the new Senegalese lingerie brand Karmen Geï, which was born recently and is available exclusively at dakar. (Their Instagram profile here)


Who is behind the brand?

Oumou CISSOKHO, 28, is a digital project manager in Paris where she has been living for a few years now. In terms of studies, she did a literary baccalaureate at the Marists, two years of preparatory literary classes at Valenciennes, then a business school in Paris with a specialization in Management of Information Systems.


"I lived in the US from ages 12 to 16. And every first Sunday of the month my mom, my sister and I would go shopping for underwear at Victoria’s Secret. That was my mother’s way of spending quality time with her daughters"

« Once we moved back to Senegal that mother and daughter activity was no longer an option my underwear and bras were send to me from the US so I was always intrigued by the fact that they were no such offer.

That realization hit me again when I got married last December in Dakar, and once I went back to Paris, with the COVID situation I had plenty of time to myself and on an impulse I decided to launch my own lingerie brand. I worked non-stop for 3 weeks, I found the products, the distributor (SassyChic Boutique Dakar), and I work on the marketing elements (Logo, packaging, visual identity) and I launched a pilot on mid-august. »




Karmen


As for the name « Karmen GEÏ » it partly comes from the movie by Joseph Gaï Ramaka. I was blown away by the character of Karmen, by her unapologetic sensuality and feminity. She was the opposite of what society depicted as the “Respectable Senegalese woman” and yet something in her attitude made it that you couldn’t your eyes off her, you couldn’t help but stare. For all those reasons I thought it would be the perfect name for a Senegalese lingerie and also a way to pay tribute to a cult movie that was so ahead of its time.


Creating a new brand from 0: the main issues


« It can be challenging to balance work, entrepreneurship and social life, specially during times when my full time job is more demanding. But no pain no gain so...

The main challenge I have encountered - which I still encounter elsewhere - would be discovering and trying to tame a new market. I have no idea what the demand is like, I have everything to learn and I hope that in a year or so I will be able

to master that demand, understand the market and be able to build a solid customer base and fully satisfy them.

The second challenge is directly linked to the product. My first aim was to launch a brand that was 100% made in Senegal but I was not able to find people with the required know-how in lingerie and that could manufacture fine lingerie at a price that would be acceptable for a start-up. I had no choice but to find a producer abroad and it is twice harder to handle business when your partners are a world away. In less that one month in, I had to send back merchandise twice already because the quality was unacceptable. It’s an endless battle.

The third challenge is that I made the choice to not use models which adds a diffuculty to the visual promotion of the pieces. I made that choice for 2 reasons :

- Out of respect for Senegalese culture and the modesty and privacy it comes with

- Because I wanted to make sure every woman could picture themselves in the lingerie without having to worry about not looking like the “cover girl”.


Inspirations and collaborations


Today the Karmen Geï brand is in exclusive collaboration with SassyChic Boutique, which takes care of the management of distribution stocks.

«They were kind enough to give me a chance and accept to have my brand in their store even though I was new to the market.»

"My inspirations are of course Victoria's Secret and Etam Lingerie. I want to give lingerie its glory days in Dakar, and offer pieces that are glamorous, classy, sexy without ever being tacky or vulgar."

What's next for the brand?


« In the medium term, I would like to improve the packaging, Have a better understanding of the market and start diversifying the offer, and find new distributors on West Africa and create more partnerships. And in the long term I would like to have my own lingerie store in Dakar and offer online shopping.

My goal is really to make lingerie accessible to all senegalese and african woman (Through pricing and also sizing). What I want is to help more people understand that lingerie is a female accessory , just like make up.

It does not always have to be associated with something taboo or dirty or something that is exclusive to married women.

"I truly think that lingerie is not just a seduction tool, it's also a feel good tool. It helps women gain confidence by being aware of their body and learning to love it."

Once you learn to constantly take care of yourself through little private pleasure like a massage, cute underwear, and other none ostentatious things, it's no longer a matter of seducing or validation, its becomes a matter of daily acceptance and self-love that make us even more desirable.