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THE HUB DAKAR: The story behind


*English translation will follow

Cela fait maintenant une éternité que je voulais faire ce post! après un (très) longue période de procrastination, je me remets enfin aux choses sérieuses.


L’origine de ce post est la découverte du HUB dans les réseaux sociaux. Vous avez peut-être entendu parlé de cet endroit grâce à histoire du mythique photoshoot du GQ Magazine (certains modèles ont été choisi lors d’une des soirées du HUB).

A moins que vous ayez déjà assisté à un évènement là-bas.

Qu’est ce qui démarque cet endroit et en fait un de mes endroits préférés à Dakar

La diversité des activités proposées et des évènements à thèmes organisés:

- Show case de rap, slam, poésie, musique, graffiti art, etc…

- Les soirées Paint N’ Sip et les brunch du même genre pour réveiller les artistes en nous ou juste avoir du fun en faisant une activité nouvelle

- Hookah and Happy hour, avec des cocktails fait maison et tout le matériel pour les amateurs de chicha

- Les soirées avec des DJs au top

En gros une ambiance toujours chill avec le cadre pour se détendre et enjoy le moment!

Pour être à jour sur les activités à venir là bas, suivez la page instagram ici.




Pour en savoir plus, j’ai eu à rencontrer le propriétaire, Cherif Tall, avec qui jai pu avoir un bel aperçu depuis les débuts du projets à aujourd’hui! et j’ai eu à faire l’expérience HUB moi-même lors de ma dernière visite à Dakar.

Tout d’abord un petit aperçu de son parcours.

À 27 ans il est propriétaire du Hub qui est sa deuxième entreprise et de House of Jouvence (vous l’aurez compris, la première). il en est à sa dixième année entre Dakar et les US, où il est allé faire un bachelor en film et Cinéma à l’âge de 17 ans, bachelor qu’il a fini en 2012.

Après un voyage à Paris, où il fait son premier court métrage et réalisé un livre photo, il se lance dans la création de contenu surtout dans tout ce qui est relié à la diaspora à son retour aux US. Ce sont les prémices de House of Jouvence.

Il a eu à rencontrer plusieurs personnes et à les interviewer, entre autres Magatte Wade, femme d’affaires sénégalaise aux US.

Lors de ses procédures pour l’immigration au US, il se pose de plus en plus la question à savoir pourquoi faire tout ça et payer tout cet argent aux US au lieu de rentrer et d’être plus utile pour son pays. Son retour au Sénégal s’est décidé avec ce sentiment de responsabilité de plus en plus grand: « Go home and help where I can help ».

House of Jouvence

C’est une agence de publication, création et communication et média (B to B seulement) avec plusieurs départements:

  • Communication

  • Media (films et TV consulting, cinema work)

  • Publishing

Cherif a commencé, à 23 ans, sur une table à la maison avec son ordinateur et du matériel comme un appareil photo acheté récemment grâce à un prêt, sans savoir vraiment par où commencer. Premiere remarque qu’il fait: il y a plusieurs agences de communication bien établies au Sénégal, mais il y avait une plus value qu’il pensait pouvoir amener sur le marché en terme de création de contenu.

Les débuts de House of Jouvence étaient essentiellement le branding et la consultance qui ont constitués les premiers revenus de la compagnie. Comme toute nouvelle entreprise, la première année fut vraiment difficile et chaque revenu était remis comme investissement dans l’entreprise, avec les voyages pour la prospection de nouveaux clients.

Avec le travail délivré aux premiers clients, les contacts ont commencé à affluer.

Aujourd’hui, House of Jouvence a dépassé le statut de startup avec plus de 8 employés.

L’inauguration de la compagnie a eu lieu après la première année, et ce fut un désastre total que Cherif me raconte avec humour. À cause de la mauvaise qualité et la gestion des services avec les différentes entreprises prestataires, il a pris une résolution: ne plus jamais dépendre de personne, et créer sa propre plateforme. De là a germé l’idée du HUB.

Avec une clientèle bien assise et satisfaisante aujourd’hui, l’objectif de House of Jouvence est le focus sur le Cinema avec des productions de la compagnie elle-même ainsi que la création d’un magazine digital.


THE HUB

À la question comment a commencé le HUB concrètement, Chérif m’explique que l’idée de base était de créer un centre culturel avec sa mère. Ils ont donc cherché pas mal avant de tomber sur une aubaine: une villa au Point E très abordable vu l’emplacement, qu’ils achètent en 2016.

«Je ne veux pas réaliser quelque chose par moi-même, je veux que nous travaillions tous pour un objectif commun. »

Vu les travaux qu’il fallait effectuer, c’est devenu une affaire familiale avec l’aide de tout le monde.

Cela a duré un an pour venir à bout des travaux. Après reflexion, un centre culturel ne fonctionnant qu’avec des financements, l’objectif était de rentabiliser vraiment l’investissement fait le plus rapidement possible. Donc on oublie le centre culturel, et le concept du HUB voit le jour.

Le HUB ouvre ses portes en Mai 2017. C’est aujourd’hui un Art Café, avec 2 galeries, une scène arrière, un pop-up shop, un bistrot, 2 bars, un gril et un grand espace lounge extérieur.

3 mots: Culture - Art - Fun

Objectif: créer un espace où les gens peuvent se rencontrer et échanger, où on a la liberté d’être créatif.

Depuis lors, il y a un grand nombre de vernissages, de concerts avec des artistes locaux et internationaux.

Pour attirer le monde à ce nouveau concept, Cherif a essentiellement utilisé les réseaux sociaux pour lancer une campagne digitale qui reflétait l’esprit du HUB, ce qui a permis à la place de vraiment se démarquer dans les réseaux (instagram, facebook, etc..) et d’attirer de plus en plus la curiosité du monde. Cette partie est exclusivement gérée par Cherif, pour que son concept soit aussi bien transmis que possible.

Cet endroit est maintenant une des références de base dans la ville en matière de scène artistique.


Les plus gros défis au Sénégal selon lui

  • Bosser dans le milieu des affaires au Sénégal: l’éthique de travail souvent terrible, la paresse, et les gens qui veulent ne rien faire et être payés.

  • Beaucoup d’obstacles venant de l’administration au Sénégal, les taxes élevées qu’on doit payer quand on est entrepreneur

  • Faire attention aux gens avec qui collaborer: savoir reconnaitre les bons partenaires des « sangsues »

  • Le paraître au Sénégal: beaucoup de gens qui sont entrepreneurs sur le papier, et peu qui le sont en réalité

  • La difficulté d’avoir des prêts ou des financements, surtout sans contacts

Conseils d’un entrepreneur

  • Apprenez à vous contenter de là où vous êtes actuellement, par opposition à là où vous pensez être et appréciez tout ce que vous avez pu accomplir jusque là.

  • N’ayez pas honte d’utiliser toutes les ressources qu’on a à sa disposition, mêmes les contacts au lieu de rester dans l’idée de tout faire soi-même.

  • Si vous voulez travailler pour vous-même, même si vous n’avez pas encore un plan clair et défini, il faut juste commencer quelque part, les idées vont venir. Lancez-vous avec le coeur.


J’espère que vous avez aimé cet endroit autant que moi pour ceux qui y ont déjà été. Sinon allez le découvrir!

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I wanted to post about this place for quite a while now! after a (very) long period of procrastination, I’m finally getting back to be serious.

The origin of this post is the discovery of the HUB in social networks. You may have heard of this place thanks to the story of GQ Magazine's mythical photoshoot (some models were chosen at one of the HUB nights).

Or you have already attended an event there maybe.

What sets this place apart and makes it one of my favorite places in Dakar

The diversity of proposed activities and themed events:

- show case of rap, slam, poetry, music, graffiti art, etc ...

- Paint N 'Sip evenings and brunch of the same kind to wake the artists in us or just have fun doing a new activity

- Hookah and Happy Hour, with homemade cocktails and all the gear for chicha lovers

- evenings with DJs at the top

Basically an atmosphere always chill with the setting to relax and enjoy the moment!

To know the upcoming activities there, follow the instagram page here.



To learn more, I had to meet the owner, Cherif Tall, with whom I had a good overview since the beginning of the projects to today! and I had to experience HUB myself during my last visit to Dakar.

First of all, a little overview of his career.

At 27, he owns the Hub which is his second company and House of Jouvence (you'll understand, the first). He is in his tenth year between Dakar and the US, where he went to do a bachelor's degree in film and cinema at the age of 17, a Bachelor's degree he finished in 2012.

After a trip to Paris, where he makes his first short film and a photo book, he starts creating content especially in everything related to the diaspora on his return to the US. These are the beginnings of House of Jouvence.

He met several people and interviewed them, including Magatte Wade, a Senegalese businesswoman in the US.

During his immigration procedures in the US, he is increasingly wondering why do all this and pay all this money in the US instead of returning and be more useful for his country. His return to Senegal was decided with this sense of responsibility: "Go home and help where I can help".

House of Jouvence

It’s a publishing, creating, communication and media agency (B to B only) with several departments:

  • communication

  • media (movies and TV consulting, cinema work)

  • publishing

Cherif started at age 23, on a table at home with a computer and equipment recently purchased through a loan, without really knowing where to start. First remark he makes: there are several well-established communication agencies in Senegal, but there was an added value he thought he could bring to the market in terms of content creation.

The beginnings of House of Jouvence were essentially branding and consultancy. They constituted the first income of the company. Like any new business, the first year was really difficult and each income was turned over as an investment in the business, with trips for prospecting new clients.

With the work delivered to the first clients, contacts began to pour in.

Today, House of Jouvence has surpassed startup status with pols of 8 employees.

The inauguration of the company took place after the first year, and it was a disaster that Cherif tells me with humor. Because of the poor quality and management of services with the different companies, he has drawn a resolution: never again depend on anyone, and create his own platform. From there sprouted the idea of ​​the HUB.

With a well-established and satisfying clientele today, the goal of House of Jouvence today is the focus on the Cinema with productions of the company itself as well as the creation of a digital magazine.

THE HUB

To the question, how did the HUB concretely begin? Chérif explained to me that the basic idea was to create a cultural center with his mother. So they looked for quite a bit before they came across a bargain: a very affordable Point E villa they buy in 2016. "I do not want to do something for myself, I want us to work all for a common goal. "

Given the work that needed to be done, it became a family thing with the help of everyone.

It took a year to complete the work. After reflection, a cultural center only working with funding, the objective was to make the investment really profitable as quickly as possible. So they choose to give up the idea of the cultural center, and the concept of the HUB is born.

The HUB opens its doors in May 2017. Today it is an Art Café, with 2 galleries, a back stage, a pop-up shop, a bistro, 2 bars, a grill and a large outdoor lounge area.

3 words: Culture - Art - Fun

Objective: to create a space where people can meet and exchange, where they have the freedom to be creative.

Since then, there is a large number of art exhibition and concerts with local and international artists.

To attract the world to this new concept, Cherif essentially used social networks to launch a digital campaign that reflected the spirit of the HUB, which allowed the place to really stand out in networks (instagram, facebook, etc.). .) and to attract more and more curiosity. This part is exclusively managed by Cherif, so that the concept is as well transmitted as possible.

This place is now a staple place in the city when it comes to art scene.


The biggest challenges in Senegal

  • Work in the business in Senegal: bad work ethic, laziness, and people who want to do nothing and still get paid.

  • Many obstacles coming from the administration in Senegal, the high taxes that must be paid when one is an entrepreneur

  • Pay attention to people with whom to collaborate: know how to recognize the good partners and the « leeches"

  • The fake reality in Senegal: many people are entrepreneurs on paper, and few are in reality

  • The difficulty of having loans or financing, especially without contacts

Advices from an entrepreneur

  • Learn to be content with where you are right now, as opposed to where you think you should be and enjoy everything you've done so far.

  • Do not be ashamed to use all the resources at your disposal, even the contacts instead of remaining in the idea of ​​doing everything yourself necessarily.

  • If you want to work for yourself, even if you do not have a clear and defined plan yet, you just have to take a leap of faith and start somewhere, the ideas will come. You just have to start with the heart.

I hope you enjoyed this place as much as I did for those who have already been there. Otherwise, find out!






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